Cette section a pour but d'informer les" internautes" des événements en rapport avec la juridiction, et fera l'objet de mise à jour en fonction de l'activité.

 

JANVIER 2010

 

EXTRAIT du discours du Président du tribunal :

 

Audience solennelle  14 Janvier  2010

 

L’année judiciaire vient de s’achever.

 

Ce fut une année importante pour les tribunaux de commerce.

 

L’année de la mise en place des nouvelles juridictions nées de la réforme de la carte judiciaire.

 

Cette nouvelle carte judiciaire des tribunaux de commerce correspond désormais à la carte économique de la France du XXIème siècle.

 

Notre équipe a été renforcée par l’effet de la réforme.

 

Le nombre de nos juges est passé de 12 à 15.

 

Ce renforcement  nous donne les moyens d’une spécialisation devenue nécessaire du fait de la complexité des solutions pratiquées dans la vie économique.

 

Nous le savons, l’organisation du monde économique, dont le rôle est de créer de la richesse et des emplois, a atteint un très haut niveau de complexité.

 

Ses conséquences sont présentes, non seulement au cœur de la vie des affaires, mais aussi dans la vie de chacun d’entre nous.

 

Sa capacité d’adaptation, d’innovation et d’anticipation, le place à l’avant-garde dans l’évolution de notre société.

 

Les législateurs ont bien compris que les litiges qui pouvaient s’y développer nécessitaient une justice spécialisée, constituée de juges directement issus de ce monde économique.

 

Les juridictions commerciales sont au cœur de la vie économique de notre pays.

 

C’est vrai de tout temps, et c’est vrai, en particulier, en période de crise.

 

Les chiffres qui viennent d’être évoqués sont révélateurs de la crise que nous traversons.

 

L’augmentation encore cette année des procédures collectives et son flot de liquidations judiciaires, ne doit pas être considérée comme une fatalité.

 

C’est à nous, juges consulaires, qu’il revient de détecter, de prévenir et d’assister les entreprises en difficulté.

 

C’est à nous qu’il revient de dire le droit, dans un contexte particulier où une décision juridique entraîne parfois de lourdes conséquences humaines et économiques.

 

La crise est donc un véritable défit pour nos juridictions.

 

Pour le justiciable, les premiers fondements de la sécurité, de sa sécurité,  sont la compétence, l’éthique et la légitimité de son juge.

 

Développer la compétence du juge consulaire, c’est précisément l’objectif fixé par l’ouverture de l’Ecole Nationale de la Magistrature, il y a plus de 5 ans, à nos juges.

 

La formation initiale est devenue obligatoire.

 

Elle concerne l’ensemble des juges nouvellement élus chaque année.

 

 Nos juges y sont présents.

 

La proximité de Toulouse facilite également l’accès aux formations qui y sont organisées.

 

Notre tribunal s’inscrit aussi dans cette dynamique, des formations y sont organisées et les plus anciens d’entre nous forment maintenant nos plus jeunes collègues.

 

Non loin de la compétence et de la formation se trouve l’éthique du juge, c'est-à-dire son impartialité, son intégrité, et son indépendance.

 

 

Formation, traçabilité des règles de déontologie, légitimité de l’élection des juges, sont  autant de caractères qui répondent à l’exigence d’une modernité et d’une sécurité du justiciable.

 

La modernité de notre tâche nous commande des actions concrètes et vérifiables.

 

Le regard du juge a dû changer et s’adapter.

 

Détenteur de l’autorité, il se doit d’assurer le contradictoire du débat, et la transparence des décisions retenues.

 

Comme toutes les juridictions, les Tribunaux de Commerce sont soumis aux exigences des justiciables qui aujourd’hui, plus que par le passé, veulent comprendre les mécanismes de leur justice.

 

Le fonctionnement de nos juridictions doit être clair.

 

Les justiciables doivent retenir de leur contact avec la justice, le sentiment d’un fonctionnement clair et compréhensible.

 

La modernité exigée dans l’accomplissement de notre tâche, a donc nécessité d’entreprendre une démarche qualité.

 

L’ensemble des juges consulaires l’a entreprise avec le Conseil National des Greffiers et le Conseil National des Administrateurs et Mandataires de justice.

 

Cette démarche consiste à définir un ensemble de bonnes pratiques, assurer  la clarté des motivations, le strict respect des règles, la maîtrise des délais et des frais de justice.

 

Agir en référence à des règles déontologiques vérifiables, organiser un accueil se rendre disponible pour les justiciables, c’est l’objectif que nous nous sommes fixé.

 

Des commissions communes ont permis de valider plusieurs bonnes pratiques en matière de prévention, de mise en état ou d’expertise.

 

L’engagement de tous les participants, a permis de pérenniser cet esprit dans une charte de qualité nationale.

 

Celle-ci trace ce qu’il est convenu d’appeler les voies de progrès dans l’ensemble de la justice consulaire.

 

Nos mandataires y sont déjà largement sensibilisés, et leur volonté d’y participer aux côtés du tribunal, nous permettra d’améliorer encore nos pratiques.

 

Pour être tout à fait complet sur ce sujet, il convient de remarquer que notre Tribunal est sans nul doute privilégié, car notre Greffier Maître OUDENOT est un acteur fort de cette démarche au niveau national.

Son investissement l’amène, aujourd’hui, à être pressenti pour être très prochainement le Président du Conseil National des Greffiers.

Nous avons donc beaucoup de chance et nous le savons.

Cette démarche qualité doit nous aider dans nos actions de prévention.

Plus que jamais nos entreprises sont fragiles.

 

Celles-ci sont de plus en plus petites.

 

 Plus de 90% ont moins de 5 salariés.

 Elles sont de plus en plus sous capitalisées.

 

 Les bâtiments d’exploitation sont, bien souvent, des locations financières.

 

Les matériels d’exploitation sont en leasing ou sous clause de réserve de propriété, l’encours client est sous le régime de l’affacturage.

Les stocks peuvent être gagés, le personnel intérimaire.

 

De plus en plus d’entreprises ne sont qu’un flux financier. Les soubresauts de l’économie peuvent les faire disparaître en très peu de temps.

 

Notre Tribunal est donc très engagé dans les procédures de prévention.

 

Bien avant que la loi ne codifie leur pratique, les tribunaux de commerce ont porté auprès des chefs d’entreprise un argumentaire fort en faveur de l’anticipation des difficultés.

 

Ils ont mis en place, avec les greffiers des juridictions, des procédures de détection efficaces.

 

Cette démarche est aujourd’hui sans conteste une réussite.

 

En 2009, c’est plus d’une centaine d’entretiens de prévention qui aura été assurée, soit à la demande spontanée du chef d’entreprise, soit sur convocation du Président.

 

Ces entretiens confidentiels préparent très souvent des solutions négociées avec les créanciers, et évitent bien souvent la disparition de nos entreprises.

 

Le tribunal doit être l’animateur d’une politique générale de prévention à laquelle collaborent les services de l’état, la médiation du crédit, les professionnels du chiffre et du droit, et les chambres consulaires.

 

 

Mais la pluralité des acteurs est parfois source d’incompréhension pour le chef d’entreprise.

Elle ne doit pas faire obstacle à la confiance que celui-ci porte en nos institutions.

 

 

C’est pourquoi, en développant leur expertise en matière de prévention, les tribunaux de commerce répondent avec simplicité, efficacité et sécurité aux attentes des entreprises.

 

 

 

Conscient de leur fragilité, le tribunal de commerce de Montauban est plus que jamais au service de l’entreprise, attentif, à ses côtés.

 

C’est le message que nous voulons faire passer.

 

Enfin, permettez-moi de remercier mes collègues pour la qualité du travail accompli.

 

Des juges bénévoles, ancrés dans le monde du travail, qui consacrent leur temps et leur énergie au service de l’intérêt général.

 

N’oublions pas nos deux greffiers, ANNE et DIDIER, qui savent placer leur savoir faire au service de la justice commerciale,  ainsi que leurs collaboratrices dévouées à notre mission.

 

La justice consulaire doit prendre toute sa place dans la nouvelle régulation de l’économie.

 

Cela passe, nous l’avons vu, par la poursuite de notre modernisation.

 

Protéger la liberté d’entreprendre, accompagner les entreprises en difficulté, pour garantir le dynamisme de notre tissu économique, préserver notre tissu social.

 

 C’est la mission qui nous est confiée.

 

Je sais, mes chers collègues, pouvoir compter sur vous, vous pouvez compter sur ma détermination.

 

 

 

Depuis le 1er décembre 2007 les demandes ACCRE passent par les CFE

L’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (ACCRE) est destinée aux demandeurs d’emploi, salariés licenciés, jeunes, handicapés, personnes en difficulté, qui créent ou reprennent une entreprise, sous forme individuelle (artisan, commerçant, profession libérale) ou en société. Elle consiste en une exonération pour 12 mois de cotisations sociales sur un revenu plafonné à 120 % du SMIC.

Les dossiers de demande de cette aide, destinés aux URSSAF qui gèrent le dispositif, étaient transmis jusqu’à maintenant par les directions départementales du travail. Cette tâche incombe depuis le 1er décembre 2007 aux différents centres de formalités des entreprises selon leurs compétences respectives.

Les greffes sont concernés pour les agents commerciaux, les sociétés civiles et les sociétés d’exercice libéral.

Le bénéfice de l’ACCRE est complété par une aide financière de l’État, destinée à encourager le développement d’entreprises nouvelles (dispositif EDEN). Ce dernier demeure instruit par les directions départementales du travail.

Un arrêté du 8 novembre 2007 a précisé la composition du dossier.

Qui peut demander l’ACCRE ?

Conditions d’exercice de l’activité

L’ACCRE est destinée aux repreneurs ou créateurs d’entreprise, quel que soit le secteur d’activité, que ce soit sous forme individuelle (chef d’entreprise artisan, commerçant, profession libérale) ou en société. Sont exclus les associations, GIE ou groupements d’employeurs.

Lorsque la forme choisie est celle d’une société, le demandeur peut être un dirigeant et/ou un associé exerçant son activité professionnelle dans la société. Dans tous les cas, il doit justifier qu’il contrôle le capital de celle-ci, dans les conditions suivantes :

-  soit détenir avec sa famille plus de 50 % du capital, dont 35 % au moins à titre personnel ;

-  soit être le représentant légal de la société et détenir directement ou avec sa famille (ascendant ou descendant au 1er degré – enfant – au moins un tiers du capital dont 25 % au moins à titre personnel. Aucun autre associé ne détenant plus de 50 %) ;

-  soit détenir avec les autres demandeurs d’ACCRE plus de 50 % du capital, l’un au moins des demandeurs ayant la qualité de représentant légal et chaque demandeur devant détenir au moins 10 % des parts ou actions détenues par le principal actionnaire ou porteur de parts.

Cette condition relative au contrôle doit être remplie pendant au moins 2 ans à compter de la création ou de la reprise de l’entreprise.

Qualités pour bénéficier de l’aide

Pour pouvoir bénéficier de l’ACCRE, le demandeur doit justifier de l’une des qualités suivantes :

-  demandeurs d’emploi indemnisés (par le régime d’assurance chômage : allocation de retour à l’emploi ou par le régime de solidarité : allocation temporaire d’attente, allocation de solidarité spécifique) ou indemnisables (bénéficiaires de la convention de reclassement personnalisée) ;

-  demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits à l’ANPE depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois ;

-  bénéficiaires de minima sociaux (revenu minimum d’insertion, allocation parent isolé) ;

-  jeunes de moins de 25 ans révolus ;

-  jeunes de 26 à 30 ans non indemnisés ou reconnus handicapés ;

-  salariés qui reprennent leur entreprise en redressement ou liquidation judiciaires ;

-  personnes créant leur entreprise en zone urbaine sensible (ZUS) ;

-  bénéficiaires de prestations d’accueil pour jeune enfant : complément libre choix d’activité (CLCA) ;

-  bénéficiaires de l’aide financière EDEN.

Chaque demandeur devra justifier de son éligibilité à l’aide en constituant un dossier.

Traitement de la demande

Délais de dépôt

La demande est individuelle et ne peut concerner que des personnes physiques. Le demandeur de l’ACCRE doit remplir un formulaire Cerfa n° 13584*01.

Elle peut être introduite dès le dépôt de la déclaration de création ou de reprise d’entreprise (demande d’immatriculation au RCS ou au registre des agents commerciaux) et au plus tard, le 45e jour qui suit ce dépôt.

Lorsque le dossier de demande d’aide est complet, le CFE délivre au demandeur de l’aide un récépissé indiquant que la demande d’aide a été enregistrée. Il transmet dans les 24 heures le dossier de demande d’aide et une copie du récépissé à l’URSSAF qui, au nom de l’État, statue sur la demande dans un délai d’un mois à compter de la date du récépissé. Seul un dossier complet peut être transmis à l’URSSAF.

Si le dossier de demande remis au CFE est incomplet, le CFE indique au demandeur les mentions pièces manquantes et lui rappelle qu’il doit les présenter impérativement dans le délai de 45 jours qui suit sa demande d’immatriculation.

A la fin du délai réglementaire, si le dossier n’a pas été complété, le CFE le retourne au demandeur en l’état, en indiquant les raisons de la non transmission à l’URSSAF.

En cas de dossier d’immatriculation reçu au greffe par saisine directe, mais pour lequel le greffe n’est pas le CFE compétent, il ne lui appartient pas de vérifier la complétude du dossier ACCRE. Le greffe adresse en l’état au CFE compétent la demande d’ACCRE en indiquant sur le bordereau d’envoi les pièces reçues du déclarant et transmises, ainsi que la date de réception de la demande d’immatriculation de l’entreprise.